PREMIER DES JOURNEES SCIENTIFIQUES DE LA FACULTE DE THEOLOGIE DE L'UDBL

16/05/2026 | Pe. Marc Nawej | Théologie

Première journée

(Prière d’ouverture : 14 : 25)

 Mot du recteur UDBL :

-Rappel des précédentes journées d’études publiées dans la revue Chem-chem ainsi que dans les publications de l’Institut Saint François de Sales. -Souligner l’importance de ces journées scientifiques sur la Synodalité et la Paix dans ce monde plein des conflits. –Remerciements aux organisateurs de ces journées scientifiques.

 Mot du Vicaire provincial

Le Père Tryphon, au nom du provincial a circonscrit le contexte organisationnel de ces journées scientifiques et a déclaré ouvertes les journées scientifiques de la faculté de théologie.

LES TROIS COMMUNICATIONS DU PREMIER JOUR

Première communication : « La reconstruction de la paix par la négociation. Une démarche risquée en contexte de synodalité. Regard sur les processus et le pacte de paix en République Démocratique du Congo ».

 Le professeur Félicien Mulamba fait un parcours historique des différents conflits armés dans notre pays en y associant les différents processus de recherche de paix qui n’ont pas réussi à aboutir à la paix durable.

a.     La synodalité 

b.     La conception de la paix

c.      L’évolution et l’efficacité du processus de paix et l’analyse du pacte de paix

d.     Caractéristiques des processus de paix et pourquoi ça n’a pas marché.

Il a commencé par définir la paix comme absence de guerre ou de bruits de guerre, l’harmonie sociale, la concorde entre les membres d’une communauté. Pour Professeur Ordinaire, face à l'échec des solutions militaires dans l'est de la République Démocratique du Congo, le gouvernement et les institutions ecclésiastiques privilégient désormais des médiations internationales. Toutefois, ces démarches souffrent d'un manque criant de transparence, excluant la population du processus de paix. Cette opacité politique fragilise l'unité nationale et trahissent les principes de synodalité, tels que l'écoute et la participation.

Pour restaurer une paix durable, l'auteur préconise d'abord la création d'une armée régalienne forte, puis l'établissement d'une « paix positive ». Cette reconstruction exige impérativement de libérer la parole citoyenne et de réengager le peuple comme levier essentiel de l'action politique et religieuse. 

Deuxième communication : « L’Autocommunication trinitaire de Dieu : source et fondement du vivre et du marcher ensemble et de la coexistence pacifique ».

            Le père Grégoire KIFWAYI a exploré les fondements théologiques du vivre-ensemble et de la coexistence pacifique à travers le concept rahnérien de l’autocommunication de Dieu. Face à l'omniprésence de la violence et des conflits, le Père a émis l’idée selon laquelle l’initiative divine crée les conditions de possibilité de l’intersubjectivité et de la fraternité humaine. Après avoir évoqué le Ps 132, 1 qui parle de la beauté d’être ensemble en frères et d’être unis, a commencé par fustiger l’absence de paix à laquelle toute l’humanité aspire.

En s’appuyant sur les pôles transcendantal et catégorial de la révélation, cette réflexion unit l'amour de Dieu à l'amour du prochain. En tant qu'image de Dieu, l'être humain est appelé à une synodalité universelle où l'Église sert de sacrement pour l'unité du genre humain, transformant l'utopie du psaume 132 en un projet socio-politique concret.

Troisième communication : « Leadership participatif : clé du vivre ensemble et de paix dans l’Eglise et en contexte socio-politique de la RD Congo ».

Dans cette troisième et dernière communication de la première journée des Journées Scientifiques 2026 au Sein de la Faculté de Théologie de l’Université Don Bosco de Lubumbashi, le Père Dieudonné Makola, Professeur des universités, a présenté le concept de synodalité à travers le prisme du leadership participatif, considéré comme son expression ecclésiale la plus éloquente. Il a démontré que ce modèle de gouvernance constitue une clé essentielle pour promouvoir le vivre-ensemble et la paix dans le contexte socio-politique complexe de la RDC. En relevant les défis actuels, l'étude conclut que le leadership participatif est une voie crédible pour bâtir une Église unie et une société fondée sur la justice. Face aux crises, il devient indispensable de valoriser l'écoute, le service et la responsabilité collective pour former des leaders capables de rassembler.

P. Marc NAWEJ, Sdb